Se remémorer l’histoire par les cinq sens • Au Musée canadien de la guerre

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©Photo TC Media – Marie Pier Lécuyer

La plus récente exposition itinérante du Musée canadien de la guerre racontera l’histoire d’une dizaine de soldats de la Première Guerre mondiale, mais d’une façon dont elle n’a jamais été racontée entre les murs de l’endroit, faisant appel aux cinq sens du visiteur pour être totalement imprégné par le sujet.

Se remémorer l'histoire par les cinq sens
Photo TC Media – Marie Pier Lécuyer

Fleurs d’armes a été réalisée par la réalisatrice et scénariste canadienne Viveka Melki en collaboration avec les Jardins Métis, à Grand-Métis, en Gaspésie.

Se remémorer l'histoire par les cinq sens
Photo TC Media – Marie Pier Lécuyer

C’est une inquiétude que l’histoire disparaisse qui a motivé celle qui a réalisé plusieurs documentaires à réaliser une telle exposition, qui s’installe jusqu’au 7 janvier, au Musée canadien de la guerre.

Se remémorer l'histoire par les cinq sens

Photo TC Media – Marie Pier Lécuyer

C’est le rituel du soldat canadien George Stephen Cantlie, qui cueillait des fleurs dans les champs durant la guerre pour les envoyer à sa fille, à Montréal, qui a servi d’inspiration première pour ce qui devient une expérience multisensorielle. «Nous faisons appel à vos sens, note Mme Melki. Vous expérimentez l’histoire à votre façon.»

Se remémorer l'histoire par les cinq sens
Photo TC Media – Marie Pier Lécuyer

L’exposition amène donc le visiteur à découvrir dix portraits de canadiens qui ont personnellement vécu la Première Guerre mondiale. «Les petites histoires cachées dans les boîtes rouges, c’est ça qu’on va compter», image Viveka Melki. Que ce soit l’histoire de Talbot Papineau, parmi les 4000 soldats décédés los de la bataille de Paschendaele, ou bien celle d’Edward Savage, victime de la grippe espagnole, chacune raconte aussi une tranche d’histoire.

Se remémorer l'histoire par les cinq sens
Photo TC Media – Marie Pier Lécuyer

Dix stations permettront de découvrir un Canadien, mais aussi une fleur cueillie par Gorge Cantlie. Chaque récit, chaque histoire, est résumé en une centaine de mots. Et il n’a pas été facile de choisir dix personnes parmi les quelque 68 000 noms de personnes blessées ou décédées en lien avec la Première Guerre mondiale. Ainsi, Viveka Melki raconte avoir voulu honorer les autres, en ayant chaque nom inscrit sur des panneaux qui entourent l’exposition.

Mais pourquoi avoir choisi de stimuler les cinq sens de ceux qui visiteront l’exposition? «On vit avec la vérité que les gens sont distraits très vite. (…) On doit stimuler tout le temps.»

Les gens seront «entourés par l’expérience», prévient celle qui est derrière le projet. Chaque histoire sera racontée par différents éléments. D’abord un portrait, puis des sculptures de cristal optique, spécialement conçues par l’artiste Mark Raynes Robert. Mais aussi des odeurs, créées à Magog par la parfumeuse Alexandra Bouchard. L’expérience olfactive permettra tantôt de sentir les effluves de lavande, tantôt de la rose.

L’exposition est aussi construite autour des fleurs de Cantlie, qui ont été préservées depuis un siècle. On y trouve ces fleurs, et les lettres qui les accompagnaient à l’époque.

Après son passage à Ottawa, l’exposition voyagera ensuite ailleurs au Canada et en France.

2017-11-13T16:49:10+00:00octobre 19th, 2017|Articles|